Monday, August 10, 2009

J'ai visité pour vous : les Châteaux de la Loire (enfin quelques uns)

Les Châteaux de la Loire, c'est épatant : on peut y aller très facilement de Paris, par le chemin de fer (c'est ce que faisait Henri XXIII quand il partait en week end)
Ou bien par la route, c'est bien indiqué.
Il faut reconnaître qu'en cette saison, c'est pas la folle animation, et que si tu veux trouver une boulangerie ouverte à la Croix en Touraine un dimanche matin, tu peux toujours te fouiller, et t'as pu qu'à pousser jusqu'à Bléré, sur l'autre rive de la Garonne (vous savez moi, sans mes lentilles...)
La bonne technique, quand t'es pas du coin et que t'oses pas demander parce qu'avec ton ticheurte Abercrombie tu fais mauvais genre à côté de tous ces mecs en pantacourt blanc et qu'on te regarde de traviole, c'est d'aller à contresens des pépecs qui ont une baguette (ci- dessus, l'Eglise de la Croix en Touraine, XIIème siècle après Jean-Claude)

Mais s'il n'y a personne dans les rues, c'est que tout le monde récupère de sa soirée de la veille au VEGAS, où Régis Guetta animait les platines (c'est un cousin à la mode du Sinaï de David)

Ci dessus, l'enseigne de H. BRUNEAU, l'arrière grand oncle de JM, qui lui a donné l'idée de se lancer dans les fournitures de bureau

Mais revenons à notre sujet : les châteaux, et s'il fallait n'en évoquer qu'un seul, ce serait bien sûr Chenonceaux.
Ayant laissé mon dépliant touristique dans la bagnole, je vous le fais de mémoire : Chef d'oeuvre de diverses époques enjambant un cours d'eau du coin, il abrita de nombreuses célébrités comme Francine de Poitiers et Josiane de Médicis.
Elles y donnèrent des Raouts fastueux notamment dans la galerie que vous voyez ci dessus, et qui contient des bouquets d'époque (la technique de l'ikébana fût inventée en Indre et Loire au XVIème siècle avant d'être copiée par les japonais)
Mais comme les châteaux c'est beaucoup d'entretien (il y a qu'à voir, c'est toujours en travaux, et quand on a l'idée débile de les construire sur un cours d'eau, il faut changer les 376 absorbeurs d'humidité Rubson® tous les 3 jours), elles en eurent leur claque et décidèrent de faire construire dans un lotissement juste à côté
Elles mirent donc le château en location gérance et arrondirent leurs fins de mois en tournant un feuilleton télévisé qui connut un très grand succès populaire : Les Reines Maudites, adapté aux Amériques sous le titre Desperate Housewives.

6 comments:

Chickenbaby said...

Moi aussi l'histoire de France ça me passionne !

Arty said...

Ne me dis pas que tu persistes à visiter de vieilles bâtisses ?!!! Moi qui pensais que l'on ne t'y reprendrait plus !!!

Anonymous said...

Ckbb > Et puis les lits à baldaquin aussi c'est trop tendance

Arty > Ce sont les musées que je boycotte

El toto said...

Pour compléter votre visite, je vous recommande ce magnifique livre, les Dames de Chenonceau , de Christiane Gil, dont voici le résumé :
"Evoquant le magnifique château de Chenonceau, Marguerite Yourcenar a écrit : «Le hasard a voulu que ce fût surtout une demeure de femmes». Elles sont nombreuses en effet toutes celles qui, au fil de cinq siècles, se sont prises de passion pour ce château sans égal. Reines, favorites, grandes bourgeoises, elles n'ont cessé de donner vie à ces pierres, de les embellir, de panser leurs plaies infligées par le temps. Elles ont été les amantes de Chenonceau et, comme il n'est pas d'amour durable sans échange, celui-ci les a comblées en devenant l'écrin de leur beauté ou de leur gloire.
Ces femmes extraordinaires se nomment Catherine de Médicis, Diane de Poitiers, Gabrielle d'Estrées, Marie de Luxembourg, Louise Dupin, Appolline de Villeneuve, Marguerite Pelouze, etc. A travers leur indéfectible attachement à une demeure unique au monde, elles sont ici ressuscitées par Christiane Gil en des pages vibrantes d'émotion."

Tu as omis de nous parler de Marguerite Pelouze, dite la Gouine chasseresse, troisième maison sur votre gauche dans Hysteria Lane.

lampolat

Arnaud said...

St Thomas d'Aquin était un fêtard partouzeur.

Moralité : les lits à bal d'Aquin.

Denis O. said...

"tu persistes à visiter de vieilles bâtisses"

Ça sent le contrepêt…